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Anne-Valérie Gasc, Les Larmes du Prince – Vitrifications

Du 22/06/2019 au 01/09/2019
234 Rue des Ponts, 45200 Amilly, France

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La présentation d'une création monumentale spécifiquement réalisée par Anne-Valérie Gasc pour la Grande halle des Tanneries fait écho à ce temps de la "détermination" que fut la Renaissance : celui d'un nouvel esprit, d'une nouvelle pensée, de nouveaux codes de représentation prévalant à la construction du monde. VERNISSAGE PUBLIC SAMEDI 22 JUIN A 17H

De l’esquisse à l’architecture, du crayon aux techniques numériques de traçage ou d’impression 3D, la démarche entreprise par Anne-Valérie Gasc est le fruit d’une même complexité et d’une démarche expérimentale poussée, artistique et technologique.

À l’automne 2018, Anne-Valérie Gasc a présenté aux Tanneries le premier volet de son projet « Les Larmes du Prince » : « Monuments » exposait, à l’échelle de la maquette et de l’esquisse, les prémices de « Vitrifications », une installation à échelle monumentale, conçue spécifiquement pour la Grande halle du centre d’art et dévoilée cet été à l’issue d’une résidence de recherche et d’expérimentation in situ.
La Renaissance, que la région Centre célèbre cette année, fut une période de réinvention des arts et de l’architecture, rendue possible par une réarticulation complète des savoirs.

La redécouverte de l’antiquité classique par les penseurs humanistes, la fusion des connaissances issues de domaines philosophiques et scientifiques et l’importance de l’expérimentation y ont donné naissance à une nouvelle compréhension des corps, des formes et des dynamiques physiques. L’architecture, en particulier, se saisit du réel – organique et inorganique – pour le formaliser selon des principes mathématiques et géométriques simi- laires et atteindre une complexité nouvelle.

L’architecture ruinée qu’Anne-Valérie Gasc déploie aux Tanneries est le fruit d’une même recherche de complexité et d’une démarche expérimentale poussée, artistique et technologique, développée grâce à l’expertise de l’Inria (Institut national de recherche en sciences du numérique). L’hybridation entre ces champs est rendue possible par la continuité digitale que l’outil informatique établit entre les différents domaines d’information. L’architecture des« Larmes du Prince » s’érige à partir de cet entrelacement de signaux, d’information, d’énergie et de code.

« Vitrifications » consiste en une tentative d’édification robotique, à l’échelle du corps, d’un modèle architectural généré numériquement à partir du volume de la Grande halle des Tanneries. Si l’innovation constructive est bien au cœur du projet, ce sont les limites des procédés de fabrication qui intéressent Anne-Valérie Gasc. L’artiste continue de scruter dans l’échec des processus de transformation, les signes des desseins politiques, symboliques et sociaux incarnés par l’architecture. De cette exploration critique et de l’épuisement des moyens matériels émerge une poétique inattendue, où l’effectivité du code s’ouvre étrangement à l’ineffable.

Emmanuelle Chiappone-Piriou, commissaire de l’exposition

Visuel : Anne-Valérie Gasc, Les Larmes du Prince – Vitrifications (document de travail), capture d’écran, logiciel de génération paramétrique de chemin aléatoire dans la Grande halle des Tanneries, conception : Guillaume Stagnaro, 2019. © Anne-Valérie Gasc

Avec la participation du Dicréam, du Cnap – Centre national des arts plastiques et de l’Inria, Institut national de recherche dédié aux sciences du numérique.

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pratiques

Téléphone

02 38 85 28 50

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